Le bâtiment / architecture & patrimoine

29/05/2018
Le bâtiment / architecture & patrimoine

Le 7 février 1790, le conseil municipal apprend avec plaisir que le « département de la haute-Auvergne est divisé en quatre districts : Saint-Flour, Aurillac, Mauriac et Murat », et trouve un logement pour les administrateurs dans la maison actuellement au n° 33Ter rue Saint Michel.
En l’an VIII, les districts deviennent des sous-préfectures avec à leur tête un sous-préfet et les premiers des 62 sous-préfets successifs de Murat seront installés étroitement dans l’ancien couvent des Dominicaines, puis le 7 Août 1827 le Département achète l’ancien Hôtel particulier des Teilhard-Laterrisse avec le petit immeuble contigu et y ajoute une partie de l’ancienne Maison du Roy.

Pendant un siècle cette sous-préfecture, l’une des plus petites de France, sera l’objet de multiples projets de suppression qui, à chaque fois, font réagir vigoureusement le conseil municipal, comme par exemple la délibération du 11 janvier 1887 : « L’arrondissement de Murat est très étendu et très accidenté…sur bien des points les chemins sont établis à une altitude de douze à quinze cents mètres de sorte que, pendant la mauvaise saison, les communications y sont difficiles, souvent impossibles. Sa réunion à un autre arrondissement voisin augmenterait encore les difficultés au point de rendre nulles, pour la plupart des communes, les relations avec le représentant du Gouvernement et loin de profiter à la bonne et rapide expédition des affaires ne ferait au contraire que les retarder… ».

Lorsque le décret du 10 septembre 1926, signé par Poincaré, supprime la Sous-préfecture, le conseil municipal réuni en séance extraordinaire le 16 septembre, renouvelle la protestation énergétique déjà faite en 1924. Le maire rappelle que, lors des élections législatives, tous les candidats avaient pris l’engagement de défendre les prérogatives de l’arrondissement de Murat ; il appartient donc aux élus de tenir leur promesse et de défendre nos intérêts.

Dans sa réunion du 4 avril 1927, la commission départementale élabore un texte qui sera approuvé par le Conseil Général dans sa séance du 24 Août 1927 : « la Conseil Général abandonne la possession et la jouissance à la ville de Murat des bâtiment de la Sous-préfecture et du mobilier inutilisé à la seule condition de les affecter à des œuvres d’utilité publique, touristiques, artistiques, charitables, d’éducation, d’instruction, d’hygiène sociale ou hospitalière, sportive, etc…

Depuis le bâtiment a subi bien des vicissitudes avec mise à la disposition des réfugiés lors de la dernière guerre mondiale, location à des particuliers, casernement du Peloton Spécialisé de Gendarmerie de Montagne de fin 1971 à 1982. A cette date, le Conseil municipal demande l’entière propriété de l’ancienne Sous-préfecture pour y établir un musée d’objets d’art, et le 9 Juin 1982, « le Conseil Général décide de céder l’ancienne sous-préfecture de Murat à la commune pour le prix symbolique de un franc », proposition qui acceptée par le conseil municipal dans sa séance du 23 juillet 1982.

L’installation d’un musée d’objet d’art n’ayant pu se réaliser, la bâtiment abrite la Maison de la Faune mise en régie municipale en juillet 1988.