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Comme chaque année depuis quatre ans, le forum du patrimoine se donne deux buts principaux : permettre aux associations qui oeuvrent pour le patrimoine d'échanger, de projeter des collaborations et permettre à un public varié de découvrir les différents aspects d'une thématique axée sur le patrimoine cantalien, présentée par des spécialistes de la question. Samedi 6 juin 17h30 : présentation des tableaux de l'église, par Pascale Moulier. 18h30 : inauguration de l'xposition MICHEL DUMAS au Centre Léon Boyer. Dimanche 7 juin 10h30 : Les archives diocésaines, par Pascale Moulier.
11h : Intervention d'Emmanuel Lorient, libraire spécialiste des manuscrits et des autographes, "Traces écrites. Une entreprise neussargaise au service des archives".
A partir de 14h30 : la peinture en Haute-Auvergne. Six interventions seront proposées autour de ce thème : · La peinture religieuse en Haute-Auvergne, par Pascale Moulier, historienne de l’art. · Millange Guignebourg, peintre paysan, par Emmanuel Boussuge, Docteur en littérature. · Eloy Chapsal, portraitiste aurillacois au XIXe siècle, par Oriane Hébert, étudiante en Master II d’Histoire de l’art. · La renaissance d’un tableau, par Marie-Anne Dorléans, restauratrice de tableaux. · François Lombard, maître-peintre à Saint-Flour au XVIIe siècle, par Gwen Gayet, étudiante en master II d’Histoire de l’art. · Philippe de Champaigne à la cathédrale de Saint-Flour, par Guillaume Kientz, conservateur du patrimoine.
Au centre Léon Boyer à Murat. Entrée gratuite. Organisation : Cantal Patrimoine en partenariat avec la municipalité de Murat. Renseignements 04.71.20.03.80.
Fondée en 2004, l'association Cantal Patrimoine multiplie les publications et les animationsPlus de 400 membres à travers le département et un peu plus loin, après tout juste cinq années d'existence. « Au bout de deux ans, nous avions déjà plus d'une centaine de membres », se félicite Pascale Moulier, à l'origine de Cantal Patrimoine, fondée avec son époux Pierre Moulier et l'historien Pierre Chassang. Depuis sa création en 2004, l'association, sorte de société savante, dont le siège est à Saint-Flour, a gagné une place importante dans le paysage cantalien.
L'engouement peut s'expliquer de diverses manières. Si elle attire autant d'adhérents, c'est parce qu'elle a choisi de mettre en avant le petit patrimoine rural. « Ce patrimoine non savant qui n'a jamais été étudié, mais qui plaît tant aux gens », souligne Pascale Moulier, présidente. Pour le faire connaître, l'association a créé une revue historique.
Une certaine exigence Par ailleurs, cette dernière ne se veut pas élitiste. « Le patrimoine a parfois une connotation. On pense souvent que ces associations sont réservées aux gens d'un certain âge, d'un certain milieu social. Mais là, ce n'est pas cas, nous attirons des gens de différents horizons. » Et la société prend soin de mettre en place des publications ou des actions correspondant à tous les publics.
Depuis ses débuts, elle a fait ses preuves, gagné une certaine notoriété et dispose désormais de la reconnaissance de nombreux acteurs et défenseurs du patrimoine. Et pour cause ! Ses membres ont une réelle démarche scientifique et historique. Ils s'imposent une exigence sans faille tant dans leurs travaux que dans leurs animations. D'ailleurs, celles-ci n'ont cessé de prendre de l'ampleur ces dernières années !
Journées du patrimoine « Lorsqu'on a créé l'association, nous nous sommes dit que ces Journées devaient être notre rendez-vous, se souvient la présidente. Notre philosophie, c'est de faire découvrir un coin du Cantal, mais sous un aspect inédit. Sur le site visité, Pierre Moulier et moi faisons une présentation approfondie, complétée par un intervenant local qui connaît bien son territoire ». La première année, l'association intéresse le public à l'église romane de Roffiac, « celle devant laquelle on passe plusieurs fois par jour sans y prêter intérêt ».
Les années suivantes, l'association s'aventure à la découverte de Salers, loin de ses clichés ; à Thiézac pour son patrimoine religieux et à Niervèze pour ses deux maisons en chaume. Elle s'est également penchée sur le patrimoine religieux, littéraire et historique d'Aurillac. Elle s'est également intéressée à Saignes pour une journée d'étude qui a rencontré un vif succès.
Forum des associations du patrimoine Initié par Cantal Patrimoine, le premier a eu lieu en 2006, à Murat. L'idée est d'offrir une vitrine aux associations et structures qui oeuvrent autour du patrimoine. De nombreuses collaborations sont nées de ce forum. « Le but était de permettre à ces spécialistes de se rencontrer. Permettre aux gens du Centre Avena, à Antignac, de savoir ce qui se fait à l'Écomusée de Ruynes-en-Margeride, par exemple. » Le grand public, qui profite de nombreuses conférences, adhère également à la démarche.
En 2008, l'association rafraîchit la formule du forum pour ne pas lasser. « La matinée est consacrée aux spécialistes. On essaie de proposer des choses qui peuvent aider les associations. L'après-midi, la thématique est pensée pour le grand public ».
La prochaine édition de ce forum aura lieu le 7 mai et portera sur le thème de « La peinture de Haute-Auvergne ». Conférence. En partenariat avec le musée de la Haute-Auvergne, l'association propose des conférences sur différents thèmes. En partenariat avec le Pays d'Art et Histoire, elle a invité Jean-Pierre Serre à évoquer, cet été, les affaires criminelles dans le Cantal.
Patrimoine en haute Auvergne, une publication exigeanteCantal patrimoine publie sa revue historique, Patrimoine en Haute-Auvergne, trois fois par an.
L'association a placé « la barre assez haut » en matière de contenu et publie des articles inédits et référencés. « Les sujets ne sont pas imposés. Les thèmes sont très variés (architecture, sculpture, traditions, histoire de l'art...). Ces articles sont proposés par des érudits locaux, des historiens qui publient ailleurs, ou des gens que l'on va inciter », précise Pascale Moulier. Au total, 25 personnes ont été publiées, dont 13 pour la première fois. Il existe un comité de lecture, composé des membres du bureau, qui peut apporter des suggestions, dans le respect du travail des auteurs.
De format A4, la revue oscille entre 64 et 68 pages. Les articles sont accompagnés d'iconographies et d'illustrations. « La mise en page est réfléchie et la forme est rigoureuse. »
On trouve également des notes de lecture dans la revue. « Nous présentons les publications qui nous semblent intéressantes avec un souci de bienveillance, mais non de complaisance. » En cinq ans, plusieurs numéros spéciaux ont été publiés. Le dernier est consacré à Blaise Mathurin Manhès, écrit par Francis Quiers.
Le plaisir de la lecture se prolonge parfois par le biais des conférences, auxquelles donnent lieu certains articles. À tout cela s'ajoute la lettre de Cantal Patrimoine consacrée à l'actualité du patrimoine. Elle paraît six fois par an, « dans une formule accessible et davantage journalistique. » À travers ses actions, l'association « travaille aussi pour les futures générations qui bénéficieront ainsi d'écrits sur ce patrimoine rural local. »
Source : La Montagne - 13 avril 2009
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